Sigurd Haraldson

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Les origines

L’Écume du Silence

Sur l'autre continent à Ålesund une petite ville reculé de la côte norvégienne , battu par les vents du nord et les tempêtes de la mer de Norvège, vivait Sigurd Haraldson, un ancien infirmier militaire devenu pêcheur. Il menait une vie simple, rythmée par les marées, avec sa femme Freyja et leur petite fille de six ans, Freydis.

Leur foyer n’était pas riche, mais empli d’amour. Chaque soir, après avoir vendu son poisson au port, Sigurd rentrait pour retrouver leurs rires, le feu de cheminée, et la voix d’Ingrid chantant des berceuses.

Mais cette vie paisible allait s’écrouler.

Le secret du port

Un soir de Mai, alors qu’une tempête approchait, Sigurd décida de rentrer plus tôt au port. Il accosta discrètement, pensant trouver le quai désert. Mais dans l’obscurité, des phares étaient allumés. À l’abri derrière des filets, il vit son patron, Torstein, charger des caisses dans un vieux van.

Un coup de vent fit claquer une porte. Torstein se retourna, mais Sigurd s’était déjà éclipsé.

Ce qu’il avait vu était clair : des armes, de la drogue, des billets.

Le lendemain, Sigurd confronta discrètement Torstein, croyant, naïvement, que l’homme flancherait face à la menace d’être dénoncé. Mais il sous-estimait l’impitoyable froideur du trafiquant.

L’accident

Deux jours plus tard, le ciel d’Ålesund s’était couvert de nuages bas, menaçants. Une pluie fine glissait sur les toits d’ardoise et les quais sombres. Sigurd, épuisé par une nuit sans sommeil et les soupçons qui le rongeaient, achevait sa journée plus tôt.

Il avait demandé à Freyja de venir le chercher avec Freydis. La voiture familiale n’était plus fiable depuis l’hiver, et la pluie rendait les routes traîtres. Il lui avait dit de faire attention, de rouler doucement.

Mais Torstein avait entendu. Torstein savait.

Sigurd l’ignorait, mais l’instant où il avait demandé à sa femme de venir marquait déjà le début de la fin.

Il patientait sous l’auvent de la coopérative, surveillant l’horizon. Puis il aperçut les phares familiers de leur voiture dans le brouillard du port, à l’entrée de la pente qui menait au quai.

Et là, quelque chose n’allait pas.

La voiture roulait trop vite. Il n’y avait pas de freinage. Aucun signe de contrôle. Elle descendait droit vers un virage qu’elle ne pouvait pas négocier.

Sigurd se mit à courir, hurlant le nom de Freyja, puis celui de Freydis, sa voix se brisant sous la panique. Il glissa sur les pavés mouillés, les bras en avant, tendus vers la voiture.

Il l’atteignit presque.

Un bruit de métal contre pierre déchira l’air. La voiture heurta la rambarde, qui céda comme du papier mouillé. Le véhicule plongea dans l’eau noire du port, dans un bruit sourd et irréel, emportant avec lui toute la lumière de la vie de Sigurd.

Il sauta.

Il plongea dans les eaux glacées, cherchant à ouvrir une porte, à casser une vitre, à ramener sa fille, sa femme, ses rires.

Mais l’eau était trop noire, trop froide. Et le silence, trop profond.

Les secours mirent des heures à retrouver la carcasse. À bord, il ne restait que le silence et deux corps serrés l’un contre l’autre.

Les freins, conclurait plus tard un mécanicien indépendant, avaient été sectionnés net.

Le lendemain, dans la boîte aux lettres de la coopérative, un mot manuscrit :

« La mer prend ce qu’elle doit. Tais-toi, ou elle prendra plus. »

Sigurd s’effondra sur le quai, ruisselant d’eau, de chagrin et de haine. Il savait. Torstein avait tué sa famille. Délibérément. Froidement.

Et cette fois, il n’avait même pas pu les sauver.

L'aventure à San Andreas

L'exil

Sigurd fit alors ce que tout homme brisé mais vivant fait : il disparut.

Il vendit ce qui lui restait et s’enfuit par avion à destination de San Andreas. Il arriva à Los Santos, seul, hanté, consumé par la douleur et la rage. Il trouva rapidement un emploi dans le BTP, travaillant sur des chantiers bruyants, entre gravier et béton, où ses bras solides et son endurance naturelle faisaient de lui un ouvrier respecté. Mais chaque soir, quand le soleil descendait lentement sur le Pacifique, une sourde mélancolie l’envahissait.

...

Anecdotes

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